Comedy

Comedy
Présentation du court metrage:
Titre Original: Kigeki
Résumé: Alors que les anglais menaçent de venir attaquer son village, une jeune fille de cinq ans se rend dans un sombre chateau pour y trouver le chevalier noir dont la rumeur circule, afin de lui demander son aide pour repousser l'enemi. le chevalier en question n'accepte de se faire payer qu'en livres et la filette est certaine d'avoir trouvé le bon livre, celui qu'il recherche.

Genre: Fantastique/ Drame/ Horreur
Realisateur: Nakazawa Kazuto (séquence d'animation de Kill bill)
Année de production: 2002
Durée: 10 minutes

Commentaire:
Un film très différent de ce que l'on a l'habitude de voir de la aprt de nos amis nippons. C'est une ambiance à la fois poétique et sombre, à la Edgard Allan Poe. Le choix du narrateur -une petite fille- est très interessant et met en parallèle l'innocence et la monstruosité du second protagoniste, nous amenant à nous demander si il est si violent et froid qu'il le laisse apraître.
L'histoire est relativement noire et se construit sur un quasi monologue. L'esthétique est vraiment originale et parfaitement en harmonie avec la musique qui se résume à deux morceaux célébrissimes du compositeur romantique Schubert : l'Ave Maria et Erlkönig. Voilà donc une oeuvre très intéressante, un petit conte fantastique à découvrir sans hésitation.
En clair, si vous avez 10 minutes de libre, voilà ce qu'il afut voir. Vous ne le regretterez surement pas. Je ne saurai vraiment dire pourquoi ce court-métrage me fait froid dans le dos à chaque fois que je le regarde.
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# Posté le vendredi 31 octobre 2008 13:38

Modifié le vendredi 31 octobre 2008 13:56

[Le Château Ambulant]

[Le Château Ambulant]

Présentation du film:
Sophie travaille avec ardeur dans une boutique de chapeaux : sa vie est sans histoire. Mais un jour, alors qu'elle va voir une de ses s½urs, elle rencontre par hasard Hauru le Magicien qui l'aide à se rendre à sa destination. Mais la Sorcière des Landes, jalouse de l'intérêt soudain d'Hauru pour la jeune fille, la transforme en une vieille femme de 90 ans.
Forcée de quitter le magasin et sa famille, Sophie part sans savoir où aller. Elle trouve finalement refuge dans le château de Hauru, où elle entre sans se faire inviter pour se protéger du vent glacial. Elle cache à son hôte sa véritable identité, mais il est clairvoyant. Calcifer le démon du feu qui active le château, lui propose un marché : elle doit découvrir le secret qui unit Calcifer à Hauru, ainsi il sera brisé ; en échange, Calcifer la libèrera de la malédiction de la sorcière.
Sophie reste alors dans le château comme femme de ménage, et mène peu à peu ses recherches concernant ce mystérieux pacte.

Genre: Fantastique
Réalisateur: Hayao Miyazaki
Année de production: 2004

Commentaire:

Si la première chose qui frappe lorsque l'on se retrouve à regarder Le Château Ambulant est la qualité et la beauté de l'animation, le spectateur se retrouve tout de même très vite pris sous le charme de l'histoire, plongé dans un état euphorique proche du rêve. Ebahi, transporté en tout les cas, on laisse notre imagination débordée et vivre pleinement cette fable faite de magie. Une narration quasi parfaite, originale mais surtout envoûtante, renforcée par une musique symphonique toujours dans le ton. Mais avant de développer tous ces attraits de ce chef d'oeuvre de Miyazaki, commençons par le commencement et donc par l'animation.
À la lecture du synopsis du Château ambulant de Miyazaki, on aurait pu s'attendre à une compilation des grands motifs déjà mis en scène par le maître de l'animation nippone : un étrange château rappelant celui du Château dans le ciel, un jeune personnage féminin qui va subir une sorte de voyage initiatique comme dans Le Voyage de Chihiro ou Kiki la petite sorcière. Mais, à la vision du film, ces a priori disparaissent en raison de l'originalité des thèmes abordés et de leur mise en scène.

Le scénario du film est tiré d'un récit pour enfants de la britannique Diana Wynne Jones. Miyazaki y a retrouvé des éléments de son univers, et y a greffé sa propre inspiration, des thèmes et des personnages qui lui tiennent à c½ur. Miyazaki s'est donc attaché à peindre un univers à mi-chemin entre la réalité et la fantasmagorie, avec en filigrane un conflit guerrier et destructeur, dont la dénonciation n'est cependant pas très appuyée.
Cet univers est peuplé de sorcières, de démons, de sortilèges et de magie, comme en témoigne l'aventure proprement extraordinaire de Sophie, une jeune fille de dix-huit ans victime du sort jeté par l'affreuse sorcière des Landes, la contraignant à devenir une vieillarde. Thème récurrent chez Miyazaki, la transformation concerne la plupart des personnages (Sophie en premier lieu, le prince Hauru, l'épouvantail ou encore la sorcière des Landes), et apparaît tantôt comme une punition, tantôt comme un défi lancé au personnage : Hauru doit combattre son animalité, Sophie les préjugés contre son apparence.
Comme toujours chez Miyazaki, l'animation est fluide, dynamique, et emporte le spectateur avec elle. Une extraordinaire palette de couleurs nous est offerte, au gré des paysages mi-reproduits, mi-rêvés. Contrairement à ce que l'on aurait pu penser au début, l'enjeu principal du film n'est pas le combat de Sophie pour retrouver sa vie et son apparence de jeune fille, mais bien sa volonté à faire le bien autour d'elle, à résoudre les problèmes des personnages que le hasard a mis sur sa route.
Lorsqu'elle parvient à atteindre le château ambulant où la solution à son problème est censée se trouver, elle oublie rapidement la véritable raison de sa venue pour devenir la femme de ménage de Hauru ainsi que la gardienne du gentil démon du feu Calcifer. Les apparences sont donc trompeuses, au niveau du récit mais aussi des personnages, puisqu'ils arborent presque tous un double visage.
Film peut-être moins troublant, moins polémique que certains autres opus de Miyazaki, il laisse néanmoins une part plus grande à la poésie et à un humour teinté de fantaisie. Au final, c'est donc l'émerveillement qui surgit au gré des scènes enveloppées de magie. On se rend compte alors que cet univers de conte n'est que le prétexte à une exploration de quelques sentiments humains dans ce qu'ils ont de plus profond : l'amour de son prochain, la foi en la vie, le courage et l'abnégation.
Sophie devient rapidement le symbole de ces valeurs, car jamais elle ne baisse les bras. La vieillesse semble même plutôt bien lui réussir, puisque sa timidité est remplacée par de l'audace, par un regain d'énergie et par une philosophie de la vie qui lui faisaient défaut au début du film. La jeune fille rejoint donc le long cortège d'héroïnes miyazakiennes qui prennent leur destin en main et révèlent au cours du récit leur courage aux autres ainsi qu'à elles-mêmes. Peu importe qu'elle devienne princesse en s'unissant à un prince, Sophie laissera en tout cas le souvenir d'une princesse de c½ur.
(Source: critikat. Oui, je suis débordée, pour une fois je ne l'ai pas faite moi-même.)
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# Posté le vendredi 10 avril 2009 07:39