« Retour au blog de saphar

[Kanon 2006] Last Regrets (opening)

Arigatô iwanai yo
Je ne te remercierai pas

Zutto shimatte oku
Je le garderai toujours au fond de moi

Sayonara wa kagerinai
Aucun douleureux "au revoir"

Yume no ato shizuka ni oritatsu
La suite du rêve arrive silencieusement

Ryôte ni wa furi sosogu kakera o
Les flocons qui se déposaient au creux de mes mains

Itsumade mo itsumade mo daite
Je les enlacerai pour toujours, pour toujours

Saigo made waratteru tsuyosa o
La force que ça demandait pour garder le sourire jusqu'au bout

Mo shitteitta
Je la connais aussi




Titre: Last Regrets
Interprète: Ayana

Présentation de l'anime:
Résumé:Yuuichi, le héros de l'aventure, va vivre chez sa cousine Nayuki, qu'il n'a pas vu depuis 7 ans. Point intrigant : il a tout oublié de cette ville, de ce qu'il y a fait quand il était plus jeune. Néanmoins, au fil des rencontres (qui semblent anodines mais qui sont, comme vous l'avez deviné, toutes liées à son passé), il va se souvenir peu à peu...
Genre: Drame/ romantique
Année de production: 2006? Kanon 2006 est le remake d'un autre "Kanon", sorti en 2002, racontant la même histoire, sans les améliorations apportées à cette version récente.
Auteur: Studios Visual Art's
Episodes: 26

Kanon 2006:
Kanon, en plus d'être une célèbre composition de Pachelbel (Canon en Ré Majeur pour être exact), est une série rafraîchissante dans tous les sens du terme. Une mélodie qui se répète inlassablement, tout en s'enrichissant à chaque couplet d'un instrument supplémentaire, donnant peu à peu à la musique toute son intensité et sa beauté, pour disparaître tout aussi doucement et s'éteindre sans même qu'on ait l'impression que l'histoire soit terminée. Cet anime est dérivé d'un jeu Hentai, mais les seuls "restes" que l'on puisse y trouver, c'est la situation du héros, seul garçon au milieu d'une floppée de filles toutes plus jolies les unes que les autres. Mais cette histoire plus que répétitive n'a pas mis très longtemps à m'agacer. Pour faire simple, tour à tour, les filles semblent tomber amoureuses du héros, et, alors que ça semble devenir réciproque, disparaissent dans de tragiques conditions, pour laisser la place à la suivante.
Yuuichi manque à mon goût cruellement de personnalité. Il est le stéréotype de gars banal (yuuichi est aussi un prénom très courrant au Japon), se satisfait de son bonheur quotidien et vis sa paisible vie sans réél but si ce n'est que rien ne change. Heureusement, il est là pour introduire un peu d'humour, histoire de réveiller les découragés...
Et malgré une animation d'une qualité rarement égalée, un chara design soigné et une ambiance calme, je n'ai pas accroché à cette série. Plusieurs histoires se succèdent, traitant à chaque fois d'un personnage feminin différent, et se terminant toujours de façon tragique. La première fois, passe encore. Il s'agit de la partie avec Makoto, qui se termine à l'épisode 10, j'ai bien cru d'ailleurs que l'anime était fini à ce moment là. Mais ce ne sont pas forcément dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes, preuve en est avec les parties suivantes: une impression de répétition, de déjà-vu, un cliché qui revient avec des scènes à la candeur étouffante. Chaque héroine (excepté peut-être Mai, aussi froide que les eaux polaires) est plus naive que la précédente, plus mystérieuse, conserve tant de secrets qu'au bout d'un moment ou a envie de dire "mais tu vas tout déballer oui, qu'on en finisse?". Parce qu'un des gros points faibles de Kanon, c'est que c'est très très long. Le début démarre si lentement que je me demandais quand il y aurait enfin de l'action...
Heureusement, un peu d'humour est là pour rattraper le tout. Les excursions nocturnes de Makoto qui tente de faire des blagues à Yuuichi pendant son sommeil font sourire, malheureusement, ça na va aps durer longtemps... et après: plus rien.
Pour certains, le charme de Kanon peut résider dans sa fraîcheur, son humour simple sans éxagérations ni caricatures pénibles. Mais encore une fois, il en faut pour tous les goûts.

Par son genre, il est assimilable à Air TV (même studios, tous deux adaptés d'un jeu Hentai...). J'ai noté quelques une des caractéristiques qu'ils avaient en commun:
_ Le héros, qui n'a vraiment rien demandé, se retrouve embarqué dans les histoires des autres, c'est sans doute dû à sa gentilesse éxagérée...
_ Les caractères et les émotions sont complexes, si complexes, qu'on s'y perd finallement...
_ On retrouve les mêmes stéréotypes: une fille petite et surexcitée, introduite dès le premier épisode parce qu'elle fonce dans la héros, une fille peu loquace mais qui renferme beaucoup plus de secrets qu'elle ne le laisse paraître, une fille aux rêves et à la candeur étouffante... j'en passe.
_ Des tics de language (rapellez vous les Gaooo... de Air, vous retrouverez maintenant les Uguu de Kanon...)
_ Le thème de l'arrivée dans une nouvelle ville.
_ L'ambiance est semblable, quoique un peu moins éxagérée et écrasante dans Air.
_ Les musiques se ressemblent, discrètes.
_ La fin est prévisible dès le début.
Ainsi que bien d'autres clichés encore...
Alors pourquoi aurais-je adoré Air TV et pas Kanon?
Peut-être qu'un anime de ce genre suffit à connaitre les trucs et astuces d'animation et, que, finallement, en regarder un autre, ça donne une sensation de déjà-vu... Air est, à mon goût, beaucoup plus frais que Kanon. En l'espace de 26 épisodes, Air possède, au plus, deux intrigues originales tandis que le second, va voir le nombre de ses personnages diminuer, chacun disparaissant dans de tragiques conditions après avoir fait ses révélations.
Heureusement que le dessin est là pour rattraper un peu le tout, offrant des paysages superbes, des figurants magnifiques, une lumière tamisée et un peu mélancolique. Ceci efface un peu la tache du scénario.
En conclusion, pour moi, Kanon s'inscrit dans la lignée des "animes qui en font trop". Le drame est tellement poussé que ça en devient presque pathétique, et ce héros qui manque un peu de charisme, stéréotype du "mec gentil qui va aider les autres sans se soucier des conséquences" est perçu, pour moi, comme un manque de "piment", bref, trop clean, trop parfait. Un harem de filles un peu gourdes aux pieds du héros, puis viennent les premiers "drames" qui promettent beaucoup mais qui se termine d'une façon si prompte qu'ils coupe l'effet de suite. En effet, les personnages ne réagissent pas comme il faudrait, le thème de la mort y est utilisé de façon abusive mais surtout, une fois le "problème" du personnage résolu, celui-ci tombe dans une quasi ignorance et l'on en parle presque plus.
*** SPOIL*** (surligner)
Un exemple tiens, à partir d'un certain épisode, les créateur sont à court d'idée, du coup la mère de Nayuki a un grave accident de voiture(passage qui m'a choqué tellement c'est bien fait). Mais 2 épisodes après, la série se termine donc fallait se grouiller. Du coup, sans piger pourquoi, on la revoit en pleine forme en nous disant par une phrase quelle s'est rétabli (un peu gros comme explication) et hop, on laisse tomber cette idée d'accident....


Personnages principaux:
Yuuichi:
Héros principal de la série, il semble souffrir d'une étrange amnésie, sans doute en rapport avec les autres personnages de l'anime. Il introduit quelques blagues "kawai", essaye de faire de l'humour en prenant une voix bizarre, ça a l'air de plaire aux filles X).

Makoto:
Amnésique également, elle va emmenager chez la cousine de Yuuichi (et chez lui par la même occasion), adopter un petit chat trouvé dans la rue et c'est elle qui introduit à mon goût le plus d'humour lors de ses excursions nocturnes.

Ayu:
Toute petite, elle a pourtant le même age que les autres protagonistes. Elle dit aller dans une école différente, à l'autre bout de la ville. Mais cette école n'aurait pas d'uniformes, elle n'a jamais de devoirs, peut sortir et rentrer quand elle veut... Elle cache plus de secrets qu'elle n'en a l'air. Elle va sortir avec Yuuichi, un couple qui est, à mon goût mal assorti. Elle adore les Takoyaki et a un tic de language: "Uguu."

Shiori:
Yuuichi l'a rencontrée devant son lycée. Elle n'y va pas car elle est malade, un "simple rhume" dit-elle... Une autre fille du lycée a le même nom de famille qu'elle, mais nie avoir une soeur...

Mai:
Yuuichi l'a rencontrée la nuit dans le lycée, un sabre à la main. Puis, tous les soirs, il va la voir et, très vite apprend qu'elle combat des démons. Elle est peu loquace et d'une franchise déconcertante, bref, froide comme un bloc de glace. Yuuichi essaiera d'engager le dialogue avec elle lors des repas qu'ils partageront sans le couloirs du lycée, un pic-nique.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 09 mai 2008 05:38

Modifié le vendredi 09 mai 2008 10:11

« Article précédent : [Yamato Nadeshiko Shichi Henge] Slow (opening)

Article suivant : [Darker than black] Hakusei heroism (opening) »